L'université Sookmyung, perchée sur une colline au-dessus du quartier de Yongsan, accueille chaque été une bourse qui compte parmi les formations les plus exigeantes auxquelles une jeune femme d'affaires asiatique puisse s'exposer.

Douze pays, une salle

Nous étions dix-huit, venues de douze pays. La banquière vietnamienne, l'organisatrice philippine de la société civile, deux entrepreneuses indonésiennes, la Cambodgienne qui n'avait jamais fait de présentation en anglais dépassant quatre minutes. Le premier mois fut une leçon d'humilité. Le deuxième, une leçon de clarté. Le troisième, un rappel que la différence entre une dirigeante à l'aise sur la scène internationale et une dirigeante cantonnée à son espace régional tient, pour l'essentiel, à la disposition à continuer de dire oui à l'inconfort.

Le genre d'épreuve utile — voilà la formule que j'ai pour Sookmyung.

— Carnet du programme, 2022

La question des alumni

Je suis restée en contact avec le réseau des alumni depuis lors. Chaque nouvelle cohorte se voit attribuer une alumna cambodgienne à qui écrire — moi, pour l'instant — et la règle est que je réponde dans les quarante-huit heures, quoi qu'il se passe par ailleurs.

Sookmyung m'a ouvert des portes auxquelles je n'avais aucun autre accès. Maintenir cette ouverture pour celles qui suivent est le plus modeste retour qui soit.

— Fin du récit ← Retour au portfolio